TOUR DU MONDE 2002-2003
"Le Bonheur n'est pas une destination, c'est un voyage"

Accueil   -   Contact   -  Photos   -   Calendrier  - Cartes  -   Récit complet


Kirghistan - Chine - Vietnam - Cambodge - Thaïlande - Birmanie - Thaïlande bis - Bali - Australie - N-Zélande - Chili - Bolivie  Pérou - Equateur.


CHINE
. Capitale Beijing

Post du 4.10.02

Kashgar... dans le Xinjiang (la plus grande province de Chine) est une oasis dans le désert, sur la route de la soie.

La vieille ville héberge la communauté Ouïghoure. En s'y promenant, on se croirait revenues quelques siècles en arrière. Surtout la nuit, au milieu des échoppes d'un des plus beaux marchés de nuit d'Asie centrale.
Les chinois ont complètement cerné la vieille ville au profit de bâtiments modernes, comment dire... moche !
Arrivées pile pour la Fête Nationale, qui s'étend maintenant sur une semaine, nous avons eu du mal à retirer de l'argent, et surtout à trouver un billet de train pour Urumqi (à 1500 km au nord, soit à 31 heures de train!) On s'est trouvé 2 lits dans un dortoir et on a passé nos journées à se promener, prudemment d'abord, car ici, l'Islam est pratiqué comme au Pakistan (à seulement 4 h de bus !) voire l’Afghanistan (certaines femmes sont complètement couvertes). Et bien que nous fassions attention à la façon dont nous nous habillons, nous avons droit à des regards hostiles, et même à 1 ou 2 insultes. En revanche, dès qu'un homme nous accompagne (merci James!), tout change et les gens sont adorables.

Le dortoir nous permet de rencontrer d'autres voyageurs, aussi différents les uns que les autres, mais tous voyagent depuis des années.
Mike, canadien, épave humaine qui a pour guide "les endroits les plus dangereux du monde" (il part ensuite pour Kabul, très fier de lui…) il est venu ici, juste pour boire de l'alcool !!! Il était saoul du matin au soir. Pathétique.
James, prof d'anglais à Urumqi depuis un mois et qui fait des recherches sur la situation politique du Xinjiang pour son MBA à Cambridge.
Philip, un photographe allemand New-Yorkais/Hong-Kongais qui arrivait du Tibet.

Grâce à James, nous avons pu découvrir, sans risques, certains quartiers de la ville, et surtout la cuisine Ouïghoure...
Grâce à Philip… la cuisine Pakistanaise!
Nous partons demain (samedi) pour Urumqi, ou avec un peu de chance, on arrivera dimanche soir…

Post du 11.10.02

…Nous avons donc quitté Kashgar le 5 pour Urumqi, à 1500 km au nord.

Parties le samedi, arrivées le dimanche. 26 heures de train, ça ressource ! Et encore, nous avons pris l'express ! Dans un compartiment avec une famille chinoise typique : un enfant, surprotégé et gâté, mais mignon tout plein ! Et comme nous étions les seules étrangères du train, plein de gamins venaient nous voir et essayaient de parler anglais avec nous.
Trajet sans encombre, et encore une fois nous avons vu de magnifiques paysages désertiques, steppes, yourtes et chevaux qui galopent en liberté.

Arrivées à Urumqi, nous avons eu du mal à trouver une chambre. La ville est énorme (capitale du Xinjiang). Nous avons galéré 2 bonnes heures avec nos sacs sur le dos. On a finalement craqué et pris une chambre double pour la première nuit, dortoir pour la suivante.

Lundi 7 - Journée repos et shopping.

Mardi 8 - Grande nouveauté : temps nuageux et même froid ! Nous avions passé 19 jours de plein soleil et de chaleur, et on s'y habituait bien.
Heureusement, nous partons le soir pour Dunhuang dans le Ganzu. Nous fuyons le froid !
De plus Urumqi est une grosse ville, et les attraits qu 'elle peut offrir nécessitent sans doute que l'on y vive.
Nous repartons, pour 15 heures de train cette fois. De nouveau, nous attrapons le train de justesse (à Kashgar, nous avions failli le rater à cause de la différence entre l'heure locale et l'heure officielle de Pékin - que personne ne respecte à Kashgar sauf… les administrations).
Du train, on croirait vraiment traverser la Mongolie !!! (Toute proche).
Arrivées Liunyang à 7h du matin, nous grimpons dans un bus pour Dunhuang à 2 heures 30 au sud (4h en cas de tempête de sable).
Désert encore, et même des vestiges de la Grande Muraille (qui se termine à Dunhuang).
Nous arrivons en ville et prenons une chambre : petite sieste méritée ;-), " journée repos" à se promener. La ville semble très paisible.

Jeudi 10 - Après un petit en-cas, nous sautons dans un tuk-tuk chinois en direction du sud. Notre but : le lac Croissant de lune et des dunes de sable qui résonnent… C'est pas tentant ça ? Sur place, nous tombons sur Laurent, un français déjà croisé à Urumqi !

Le coin est un racket organisé pour touristes. Faut même qu'on paye pour entrer dans le désert !
Nous décidons de jouer le jeu à fond au lieu de râler, et nous nous offrons une balade de 2h à dos de chameaux. Oui, on sait, ça fait cliché ! Mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas ri autant !

Vous avez déjà essayé le galop sur un chameau ? Et surtout regardé les autres galoper ? C'est à mourir de rire : on est ridicule !!!
Retour sur Dunhuang, et repas au marché de nuit avec brochettes épicées, cuites au feu de bois... Délicieux !!!

Post du 18/10/02 

Vendredi 11
On a tenté la 2 ème attraction de la ville : les grottes Mogao. Toujours avec Laurent. Ca aurait pu être sympa si on avait compris ce que disait notre guide en anglais. 3 français noyés dans un groupe de hollandais, très studieux, qui "gobaient" tout ce que disait la guide et hochaient la tête. Nous, paniqués parce qu'on ne comprenait pas son accent, avons commencé à retrouver nos vieilles habitudes de "cancres du fond de la classe". Sandrine s'est même fait prendre en train de fumer alors qu'il y avait des panneaux d'interdiction de fumer partout! Les hollandais ont fini par nous avouer qu'ils ne comprenaient rien non plus. Les fayots!!!
Heureusement, on termine la journée en beauté par un apéro en règle! ( la bière est moins chère que l'eau :-) )

Samedi 12
On "grasse-mate" un peu et on fait quelques courses en prévision de nos 42 heures de train le lendemain. Aurélie n'arrive pas à trouver de coton, alors que la ville est cernée par les champs de coton et qu'on voit passer sans arrêt, des tracteurs charriant de gros ballots de coton! Quant à moi, rien à faire, je ne trouve pas de baume du tigre en Chine! J'ai même tenté d'imiter un tigre dans un magasin, mais ils n'ont pas compris (Rrrraouh!). On se dit qu'on doit être vraiment nulles!

Dimanche 13 (et lundi 14)
On prend notre bus pour retourner à la station de train. Ca secouait tellement qu'avec le frottement de nos têtes contre les sièges, qu'on faisait un peu Jackson 5 en descendant. Pour une fois, on est à l'heure et nous voila parties pour Chengdu, au centre de la Chine. Cette fois, c'est mon tour de prendre la couchette du bas. Mais pas de bol, Jabba le Hut a celle d'en face (haleine fétide et pue des pieds) Une horreur! Aurélie sur la couchette supérieure avec 40 cm de hauteur, fait tomber son drap et fait peur à tout le monde. Comme elle ne me répond plus, je monte voir. Et je la trouve en train de pleurer de rire, complètement coincée par son propre bazar!

Côté paysage, toujours les mêmes, très arides. Il nous tarde de voir enfin un peu de végétation.

Mardi 15
Arrivées à Chengdu à 6h du mat. A 6h30, déjà dans notre dortoir trouvé tout de suite près de la rivière. Tellement fatiguées, qu'après une douche, on a dormi un peu. Réveillées par une nouvelle arrivante, Philippa, Néo-Zélandaise qui bosse à Shanghai.
L'après- midi, on découvre un peu la ville. Elle est énorme et donne une ambiance très spéciale. Le climat est plus chaud, très humide et la brume envahit tellement la région, qu'on voit à peine à 500m. On aime bien.

Mercredi 16
Lever 6h30. On part avec Philippa pour un trek sur le Mont Qingcheng, berceau du taoisme. 4h de marche aller-retour. Sur le sentier, de magnifiques temples taoistes en bois. La brume toujours présente accroît l'atmosphère mystique. La jungle est luxuriante. Après tous ces déserts, on en rêvait!

Demain, nous partons pour Kunming, plus au sud. Encore 26 h de train. D'après nos calculs, on aura passe 146 h en train en Chine.

18.10.02
Arrivées à Kunming vers 8h30. Avec Gil et Steve, 2 anglais rencontrés dans le train, on partage un taxi pour la gare internationale. Mais la ligne Kunming-Hanoi a été arrêtée à cause des inondations. Il faudra qu'on prenne le bus. On repartage le taxi pour descendre à l'Hôtel Camélia. On dirait un hôtel de luxe. Il y a même des grooms à l'entrée!!! Bon, nous bien sûr, on se retrouve dans un dortoir de 12, mais au moins, en bas, on a accès à un salon de beauté!!! ça nous change :-)
On sort se promener en ville. Surprises, car Kunming est très occidentalisée. On sent que le Yunnan est plus touristique. Et il y a des magasins partout! 2 filles lâchées là-dedans en mal de shopping, c'est très dangereux pour le budget! On essaie de limiter les dégâts, et on s'en sort avec un sac pour Aurélie, et un pull pour moi. Le soir, partie de carte avec Gil et Steve. Jeune couple adorable et on passe de bons moments.

Post du 19.10.02.
Ca fait un mois qu'on est parties. D 'un côté, ça passe vite, d'un autre, on a l'impression que ça fait des lustres qu'on a commencé ce voyage. Impression bizarre. 

On en profite pour faire une super lessive pour fêter ça (il fallait!).
Journée détente, à flâner dans la ville... Le soir on remet ça avec G et S, mais cette fois, il y a un enjeu... : une glace chocolat/vanille. Là,
évidemment, Aurélie rattrape son retard de la veille et même gagne!

Post du  20.10.02
Après un réveil difficile pour moi (me suis battue toute la nuit avec un moustique, et il a gagné parce que le matin, j'avais un oeil fermé!), on part pour 8h de bus à Lijiang, vers la frontière Tibétaine. Vers 16h, le bus s'arrête pour une pause déjeuner. Seules occidentales, on rejoint une tablée de chinois qui nous font signe, et qui après nous avoir vu avaler quelques bouchées se sont mis a rire, et ont décider de nous enseigner à manger avec des baguettes... Pourtant on trouvait qu'on se débrouillait comme des chefs!
Donc on a essayé leur méthode... une véritable catastrophe!
On arrive vers 20h30 à Lijiang et on saute dans un taxi pour la vieille ville (je crois que je n'oublierai jamais la vision d'Aurélie qui court pour arrêter un taxi, avec son énorme sac sur le dos qui balance...)
Une fois dans la vieille ville, on a un choc. Ou plutôt un coup de foudre !
Ruelles pavées de grosses pierres et traversées par de petits canaux partout, avec des petits ponts tout mignons et fleuris qui les enjambent pour accéder aux échoppes, des lampions et lanternes rouges accrochés aux maisons de bois. Nous sommes en pays Naxi, ethnie qui descend des nomades tibétains, et société matriarcale (on est enfin en territoire libre! ;-) )
L'artisanat local donne envie de tout acheter. On prend une chambre double dans une auberge. La chambre donne sur une petite cour pavée, traversée par un canal.
C'est tellement mignon qu'on pense rester jusqu'a Vendredi.

Post du 31.10.02

Vu notre retard, on vous épargne nos derniers jours en Chine, qu'on a passé à se reposer et à se perdre dans les petites rues de Lijiang. Comme prévu, on prend le bus de Kunming pour Hekou (frontière sino-vietnamienne) dimanche a 19h30.
Les passagers sont moitié occidentaux, moitié chinois. Du moins jusqu'à 21h, heure de notre première panne. Là, une dizaine de chinois descend en râlant et ils disparaissent. Comme il en reste tout de même avec nous, on ne s' affole pas. Mais nous n'avons aucune idée de ce qui se passe. Nous restons scotchés jusqu'à 1h du mat devant un garage. On en profite pour faire la connaissance des autres occidentaux. Une canadienne, un australien (très beau, mais indécemment jeune ;-) ), un russo-américain, une suédoise, une danoise, un couple franco-hongrois et 2 irlandais!
Nous avions pris un bus couchette (ne pensez surtout pas à du luxe!). En attendant, on finit par renoncer à comprendre et on se recouche…

Vers 1h30, le bus redémarre et à 4h30, deuxième panne au milieu de nulle part! Arrêt définitif pour le pauvre bus!
D'après les irlandais, il s'agirait des freins... ce explique que personne n'ait râlé, vu le décor montagneux.
Au petit matin, on apprend qu'un bus va partir de Kunming pour nous récupérer. Vers 12h30, après avoir transvasé nos sacs, les gros ballots de marchandises, etc... , nous redémarrons enfin !!!
Au bout de quelques heures, le paysage commence à changer, et on voit nos premiers bananiers. Le climat aussi a changé: pluie torrentielle qui rend la piste extrêmement boueuse. Dans les montées, ça va encore, mais dans les descentes, tout le monde se tait et fixe devant soi… Comme si on pouvait aider le bus à rester sur la route !!!
On commence à sentir une odeur de brûlé, le chauffeur s'arrête 5 mn pour arroser les roues fumantes: les freins commençaient à chauffer.
On arrive enfin à Hekou vers 20h30, trop tard pour passer la frontière...
On se laisse tous entraîner dans une guesthouse, épuisés et affamés. Ca fait 25 heures que nous sommes aux biscuits secs et à l'eau!
Le lendemain matin, il pleut averse, mais quelle importance? Il fait chaud!
A 8h, on passe la frontière, avec Alex (la canadienne) et Andrew l'australien, avec qui nous avons sympathisé.

Photos  -   Carte trajet  -  Retour Haut de page