Post du 29.04.03
A peine descendues de l'avion, on sent tout de suite qu'on va adorer !
Le tempérament latin est ici évident.Conquise, Sandrine s'est mise tout naturellement à parler espagnol ! : "Ola ! Donde esta el Tur bus para la calle de Agostinas por favor?", ou " La rubia esta aqui" pour signaler mon arrivée à l'agent de change ! Je sens que je vais beaucoup m'amuser ;-)
Nous quittons Karyne et Alex qui partent chez des amis à Santiago, de notre côté, nous prenons le fameux Tur Bus. Descente à la station Republica (on se doute que vous savez tous où ça se trouve! ;-) ), puis nous tentons laborieusement de trouver la Casa Roja, rue Agostinas. Il semblerait que les chiliens soient comme les chinois : quand ils ne savent pas, ils indiquent quand même ! Résultat, on fait deux fois cette longue rue avec nos 30 kilos sur le dos, et au bout d'une heure de marche et de questions à l'habitant, on finit par tomber sur cette vieille bâtisse, devant laquelle on est déjà passées 3 fois...
Cet "hostal" est une grande maison de style colonial espagnol aux murs délabrés, avec patio, de hauts plafonds, et beaucoup de charme. Nous sommes séduites par l'atmosphère qui y règne. Comme l'endroit est tenu par un australien, c'est le même concept de backpacker's qu'en Océanie, mais en beaucoup plus relax : check-out (rendu des clefs) à 13h au lieu de 10h, et on peut fumer à l'intérieur ! Malgré la fatigue, nous partons visiter le centre ville jusqu'a la Plaza de Armas, et retrouvons avec plaisir le style latino, avec ses rues très animées, des couples qui s'embrassent, des petits étals, et des artistes de rue... De plus, la température est très printaniere.
De retour à la Casa Roja, on passe la soirée à faire la connaissance des différents voyageurs : beaucoup de français !
A 21h30, ne pouvant plus lutter contre le sommeil, nous nous écroulons sur nos lits superposés. A 3h du mat, je retrouve Sandrine à la cuisine pour une petite soupe !!! Impossible de se rendormir avant le petit matin... A midi, réveil en fanfare, et en espagnol : Il fallait libérer le dortoir pour le tournage d'un clip musical. Ben voyons ! Mais bien sûr ! ;-)
P'tit déj les yeux gonflés, et départ motivé pour une seconde visite de la ville : Cerro Santa Lucia, colline qui surplombe le quartier historique, église San Francisco... Demain nous quittons déjà la capitale pour Calama, à 1200 kms au nord, près de la frontière bolivienne, dans les Andes. Nous n'avons malheureusement plus assez de temps pour bien visiter les 4 pays restants et c'est notre séjour au chili qui est écourté. Ca fait mal au coeur, mais on ne peut pas tout faire.
Post du 12.05.03A
Santiago, nous passons une dernière
soirée au resto, en compagnie d'un américain et
d'une française, à casser du sucre sur le dos de
Bush junior et à goûter les délicieux
vins chiliens. La fatigue, le décalage horaire, la
soirée arrosée et surtout la pile du
réveil tombée en rade, nous laissent à
peine une demi-heure pour faire nos sacs, vider les lieux et attraper
le bus pour l'aéroport ! Stress et rigolades à la
clé …mais on va finir par rater un avion avant la
fin du voyage... Enfin, c'était pas pour cette fois, et nous
avons battu notre record !!!
Après 3h de vol, arrivée à Calama,
déjà sur l'Altiplano, dans la Cordillère
des Andes, à 2700m.
Une nuit avant de prendre le bus pour San Pedro de Atacama,
à la frontière Bolivienne.
Si Calama ne présente pas
énormément d'intérêt, San
Pedro est un charmant village de maisons en torchis, et rues
poussiéreuses.
Au volant de notre bus, Zorro en personne !!! Au départ,
nous avons cru à quelque mascarade pour amuser les
touristes, bien que le bus soit pour les locaux... mais ce
héros d'un jour, nous a expliqué que
c'était un carnaval, et que Superman et Batman
n'étaient pas loin. Ca surprend quand même !
San Pedro est le point de départ pour les salars et le
passage en Bolivie. Résultat, en 2-3 ans, le village s'est
développé : électricité,
petits restos sympas avec patios accueillants, feux de bois le soir car
les nuits sont très fraîches à 2700m.
C'est une petite oasis au beau milieu d'un désert
cerné de montagnes et de volcans qui culminent à
6000 m, et pleins de lieux alentour, aux petits noms charmants : La
Vallée de la mort, la Vallée de la lune ...
On s'offre une randonnée à cheval dans cette
immensité désertique avec Alejandro (muy hermoso
Alejandro! ;-) ). Ce " cavaliero " émérite nous
entraîne dans les canyons à sec… et "
on s'y croit " ! Il nous avoue au milieu de la rando que nos chevaux
"Ivrogne" et "Haricot" (c'est plus poétique en espagnol)
sont d'anciens chevaux de rodéo. Aaaahhh... on comprend
pourquoi ils s'énervaient tout le temps ??? Retour sans
encombre à San Pedro.
Nous quittons Alejandro, non sans une bise pleine de gratitude, et nous
occupons de réserver notre passage en Bolivie : 3 jours en
4X4, parfois à près de 5000m, avec 2 nuits dans
des refuges.
On prie très fort pour tomber sur des gens sympas, car 3
jours d'expédition à 6 + 2 (guides) dans un 4x4,
c'est long si l'ambiance n'est pas bonne.
Mercredi 30 avril à 8h du mat, nous retrouvons devant
l'agence nos futurs co-équipiers : Georges, un
français de Toulouse, Imogen et Nadia, 2
écossaises, et un anglais, Simon. On a de la chance, ils
sont tous à notre "convenance" ;-)
Un minibus nous emmène au poste frontière
chilien, puis une bonne heure de route plus loin et… plus
haut, au poste bolivien, où nous attendent Esteban et
Faosta, notre couple de guides quinquagénaires et leur 4x4
rouge.
A 4500m, dans un col désertique, rien à perte de
vue, aucune végétation, une baraque en ciment et
un drapeau… le poste bolivien !!!
Après un petit dej "réchauffant", nous voila
reparties pour 3 jours de paysages...grandioses ... Nous sommes
à court de superlatifs ! Disons que ce sont les plus beaux
paysages vus depuis le début du voyage.