TOUR DU MONDE 2002-2003
"Le Bonheur n'est pas une destination, c'est un voyage"

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AUSTRALIE. Capitale Canberra

Post du 13.03.03

Ca y est ! On y est... et ça fait tout drôle de changer de continent ! Nous avons attéri à Darwin, "the top end of the North Territory". Le premier contact avec l'Australie s'est fait à l'occasion du passage de la douane. Après avoir répondu à un questionnaire plus long que de coutume, de souriants douaniers ont scanné scrupuleusement nos bagages pour la seconde fois du trajet (mais n'ont rien dit sur nos 500 cigarettes importées en douce!). Il y a plutôt intérêt à respecter la liste des objets prohibés - à jeter ses vieux sandwiches, boissons, cookies et autres denrées pouvant "nuire" à l'écosystème du pays. Sinon, il vous en coûtera 200 dollars australiens, comme à ce pauvre voyageur que nous avons croisé, et qui avait malheureusement oublié 3 pétales de fleur exotique entre les pages d'un livre !
Nous avons tout de suite pris la navette et sommes descendues en centre ville dans un "backpacker's" (sorte de guesthouse avec dortoirs) et vers 7 h du matin, nous étions déjà au lit pour rattraper notre nuit blanche. Quelques heures plus tard (et quelques cernes en moins !), nous sommes allées faire des courses pour les prochains jours. Les backpacker's, c'est très pratique, on peut cuisiner, et donc choisir son alimentation. Vu nos dons culinaires, très connus de tous, nous avons opté pour des sandwiches et des pâtes. Darwin est assez petite (80 000 hab.), en revanche, les rues sont très larges. En fait, tout est large mais il n'y a pas un chat dehors, à part quelques aborigènes et quelques exceptions près. Bref, c'est un peu mort, comme bled... C'est même un peu oppressant pour nous, qui venons de passer des mois au milieu des foules asiatiques. Enfin, on s'habitue, de plus les gens sont très sympas.
Le climat est toujours tropical, l'eau des plages a une couleur magnifique, et manque de bol, on ne peut pas se baigner à cause des "jelly boxes" (méduses mortelles qui infestent la côte, d'octobre à mai).De plus, les eaux regorgent de crocodiles marins, les "salties", et bien que les docks soient protégés par des pièges, il y a toujours de gros malins qui les enlèvent, et les crocos passent (les imprudents trépassent! :-p ) Notre "hostel" dispose d'une piscine dans laquelle on se venge tous les après-midi.
Nous étions justement en train de nous prélasser au soleil, quand Luc, le gérant, est venu nous prévenir qu'un cyclone de catégorie 1 se profilait à l'horizon: Cool! Une nouvelle expérience à vivre!
Le barbecue "Aussie Tuker" du dimanche soir n'est pas pour autant annulé (le cyclone "Craig" avance lentement). Soirée très conviviale, mais la pression monte au fur et à mesure des annonces de consignes de sécurité et ouvertures des abris municipaux. Avec quelques autres, nous dédramatisons à coup de rhum et de bon vin rouge australien.
Lundi au petit-déj, nous apprenons que Craig est maintenant de catégorie 2, et se dirige toujours sur nous, mais prend son temps. Difficile de prévoir sa trajectoire exacte et quand il atteindra Darwin. Vent et pluie sont déjà la en force, mais nous avons le temps de visiter le musée d'art aborigène, suivi de "Crocodylus Park". Sue, notre guide habillée comme Laura Dern dans Jurassic Park a entamé la visite, nous entraînant sur une passerelle au-dessus d'une dizaine de crocos géants (jusqu'à 7 m de long). On a failli avoir une crise cardiaque quand elle a commencé son laïus en hurlant. Puis nous avons eu droit à la démonstration du siècle: Sue a accroché un poulet entier à une poulie, et l'a fait coulisser 3m au-dessus de l'eau, jusqu'au milieu de l'étang. Un croco a jailli des profondeurs et a gobé le malheureux volatile. Nous étions mortes de rire, c'était exactement la scène de la chèvre et du T-Rex dans Jurassic Park. Grâce à son enthousiasme, nous avons apprécié la visite beaucoup appris sur ces horribles bestioles: on estime à 75 000 environ le nombre de Salties dans la région... et il n'y a que les touristes qui se font croquer!
De retour au dortoir, on nous informe que Craig est attendu au petit matin. L'aéroport est maintenant fermé, et notre vol du lendemain pour Alice Springs est fortement compromis. Les dortoirs du haut sont évacués, tout le monde descend au rez-de-chaussée, le tout dans une ambiance un peu électrique. On s'endort, bercées par le bruit de la tempête.
Au réveil, c'est l'étonnement général: Le vent est tombé, et Craig se dirige vers le Queensland après être passé à 50 km de Darwin. Déçues, nous prenons la navette pour l'aéroport, les vols ont repris, et vers 14h, nous quittons la région où fut tourné "Crocodile Dundee".
Nous arrivons 1500 km plus au sud, à Alice Springs, et nous sommes tout de suite accueillies par un nuage de mouches ! Nous voila en plein centre de l'Australie, à 500 km de Ayers Rock, le fameux rocher rouge. Apres avoir intégré notre nouveau backpacker's, nous partons explorer le centre ville, chacune entourée de son nuage de mouches (Appelez- nous Hébus et Schrek!). Le temps est beaucoup plus sec, mais le ciel est d'un bleu magnifique, le paysage est sublime, désertique et de couleur ocre. Pour nous, les nuits sont très fraîches, ce qui a causéune petite altercation entre Sandrine et une anglaise qui partage notre dortoir, à propos de la climatisation, qui une fois branchée, transforme la chambre en freezer. Petit échange en anglais de mots doux choisis (NB: On a quand même gagné ;-))
Nous hésitions entre un tour (en groupe) ou louer une voiture pour descendre sur Ayers Rock. Entre cet incident (pas envie de risquer 3 jours avec ce genre de "merdeuses") et le fait que le gérant ait trop lourdement essayé de nous imposer son tour organisé, nous avons opté pour la location de voiture, et la liberté de Thelma et Louise (on évitera les falaises, c'est promis!). En attendant de partir samedi, nous avons un programme chargé: rattraper notre retard cinématographique, et se faire une soirée dans un saloon avec de vrais cowboys du bush! (les "Jackiroos").

Post du  25.03.03

La fin du séjour à Alice s'est donc passée selon nos attentes, voire mieux. On a passé 2 soirées très cosmopolites (backpackers allemand, hollandais, canadien, anglais, suisse...), en boîte ET au saloon.
Samedi matin (15.03) nous partons chez Avis prendre possession de notre nouveau véhicule, loué pour 3 jours. Aurélie, qui elle, n'a pas oublié de prendre son permis de conduire, sera la seule à pouvoir profiter de la conduite à gauche ! Après quelques achats, nous nous élançons sur la Stuart Highway, en direction de King's Canyon, notre premiere étape. C'est parti pour 450 kms de ligne droite à travers un beau désert rouge, et s'il n'est pas toujours rassurant de rouler pendant 200 kms avant de voir une maison (en généal, celle de la station service!), nous ne regrettons pas notre décision car cette liberté n'a pas de prix. Pas de circulation, pas d'habitation, aucun signe de vie (les seuls kangourous aperçus sont morts au bord de la route), et le soleil crée des mirages à l'horizon. Nous sommes obligées de mettre chapeau et moustiquaire sur la tête chaque fois que nous sortons de la voiture, sinon, c'est 50 mouches sur le visage!!! Nous arrivons au camping de King's canyon en fin d'après midi, et plantons fièrement notre tente en 5 mn chrono avant la tombée de la nuit, devant un beau Ranger qui nous rappelle que le matin, il faut vérifier que des scorpions n'ont pas élu domicile dans nos chaussures. Serpents et araignées sont censés avoir plus peur de nous que l'inverse, c'est marrant comme ça ne rassure pas du tout ce genre d'affirmation ! Au coucher de soleil, nous avons ramassé du bois dans le bush, et fait un joli feu qui illumine notre rudimentaire campement.
Le lendemain, nous partons au petit matin vers King's Canyon à 30 kms plus loin. Armées de 2 litres d'eau chacune, nous entamons la randonnée pour nous retrouver très vite dans un superbe paysage de rochers et falaises rouges. Hormis le vent, aucun bruit ne vient perturber le silence qui règne. A 10h du matin, il fait déjà plus de 40 degrés . Pendant 3h30, nous avons longé différents canyons, et stoïquement résisté à la tentation d'utiliser l'une des 3 bornes de secours pour appeler un Ranger;-)
Apres avoir refait le plein d'essence et d'eau, nous partons pour Ayers Rock pour 400 kms de plus de route désertique. Arrivées en fin d'après-midi, nous installons la tente au Campground. Au petit matin (6 heures! aaaaahhhhhhhhh!!!), nous démarrons pour voir le fameux lever du soleil sur Uluru. Effectivement, c'est magnifique, le rocher passe du pourpre au rouge en une heure. Nous décidons de ne pas l'escalader, car si c'est autorisé par la loi, c'est une terre sacrée et interdite pour les aborigènes. On a beau l'avoir vu maintes fois en reportage ou carte postales, le rocher est impressionnant, de près ou de loin. A 100 kms de distance, on le voyait déjà et pouvions même apercevoir ses failles. Incroyable. En suivant, nous allons voir les Olgas qui sont un ensemble de rochers du même type. Cette fois, on peut se promener dans l'un des canyons. Ambiance mystique garantie ! On comprend que les aborigènes y attribuent la résidence de leurs dieux.
De retour vers 14 h au camp, il nous est impossible d'entrer dans la tente. Nous sommes étonnées qu'elle n'ait pas encore fondue ! Une seule possibilité pour l'après-midi : PISCINE ! ;-)
Mardi matin, nous rendons la voiture à l'aéroport et prenons l'avion pour Sydney. On s'installe au "Jolly Swagman", un backpacker's dans le quartier chaud de Sydney. Ce qui a essentiellement déterniné notre choix, ce sont les petites lampes de lecture au dessus de chaque lit. Grand luxe! King's Cross ressemble à Pigalle, mais la présence de junkies rend l'endroit encore plus sordide. En revanche, l'ambiance du Jolly Swagman est tellement géniale que l'on oublie vite le côté malfamé des alentours. Il faut avouer qu'on est un peu les doyennes des backpackers, la moyenne d'âge se situant plutôt en dessous de 25 ans! En moins de 2 jours, nous sommes des habituées. Cette fois, nos 2 "room mates" sont très cool. De plus, on a la chance de tomber sur Nicolas, puis Valentine, 2 français voyageurs individuels avec qui on accroche très vite. Nous passons toutes nos soirées en bande, au pub.
Le temps est radieux, printanier, et nous marchons dans le coeur de la ville, souvent avec Laurie et Christophe, un couple de français adorables, rencontrés à Alice Springs, et retrouvés à Sydney grâce à internet. Nous découvrons les merveilles de la cité : Jardin botanique, Opera House, le pont, les Rocks, Darling Harbour, etc...). Nous sommes tout de même parties en excursion le samedi, accompagnées de Nicolas et Darren, pour une rando dans les Blue Mountains et leur "rainforest", à 2 heures de train de Sydney. Lundi matin, c'est le coeur un peu lourd que nous les quittons tous, et nous nous envolons pour Melbourne, notre dernière destination avant la Nouvelle-Zélande. Nous sommes arrivées hier, et la ville, bien que différente de Sydney, nous plaît beaucoup. Elle nous semble plus cosmopolite, un peu européenne, plus culturelle que Sydney.
Il nous reste une semaine en Australie, et nous allons rendre visite à des amis, à Mount Eliza, à 40 kms au sud, sur la côte. Petite anecdote tout de même .Hier soir, dans notre dortoir, nous avons effrayé une jeune suisse, quand le rhume d'Aurélie s'est transformé en petite bronchite, et que nous avons malencontreusement mentionné que nous arrivions d'Asie. La pauvre s'est alors mise à nous parler en se protégeant le visage avec la manche de son pull !!!

Post du  28.04.03

Après 2 jours tranquilles à Melbourne, nous sommes descendues à Mount Eliza, chez des amis, et avons ainsi passé le week-end à Wilson Promomtory National Park. On avoue que Laurence et Ian nous ont bien remises en forme!!! Nous nous sommes nous-mêmes étonnées par la quantité de nourriture qu'on a pu avaler! A sans arrêt changer d'endroit, et ne pas pouvoir emporter de produits frais d'un Etat à l'autre,nous avions pris l'habitude de nous nourrir un peu n'importe comment, nous contentant,le plus souvent de sandwiches au fromage. Quand nous avons eu dans nos assiettes de l'Ossobuco délicieux, et autres plats succulents, nous avons craqué.On a bien du prendre 2 kg en quelques jours! Le vendredi soir, nous sommes allées à Wilson Prom en face de la Tasmanie (pointe au sud est de Melbourne). Le parc est magnifique, les plages et falaises nous ont rendu la marche encore plus agreable. Nous étions une trentaine dans une lodge, avec des cuisiniers hors pair, doublés d'amateurs de vin... Côté culinaire, ce fut encore le paradis .Samedi soir, à l'apéro nous avons mentionné qu'en 3 semaines de séjour en Australie, nous n'avions toujours pas vu de kangourous! Ni une ni deux, Peter, l'un des "convives", nous a alors emmenées en 4X4, à la tombée de la nuit, pour un safari wildlife. Une heure à rouler pendant laquelle on a vu 5 kangourous et 3 wombats! Enfin!!! Ravies, nous avons pu finir l'apéro, rassurées d'avoir profité de ça aussi...
Le lendemain, sur le retour, Ian nous a trouvé 4 autres kangourous, et des émeus. Ce fut vraiment un week-end génial.
Retour à Melbourne ( ventre un peu déformé par les abus ;-) ) pour prendre notre avion pour la Nouvelle-Zelande.

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